Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un regard sur la technocratie qui se manifeste dans le management avant de se répandre sur la société toute entière. L'origine des théories, les manipulations mentales, l'amoralisme et la société de consommation, la déchristianisation. Un remède : la doctrine sociale de l'Église

Publicité

Le mouvement humaniste: développement de soi ou école du narcissisme?

 

 Les pères de l’humanisme américain : Carl Rogers, Elias Porter et Abraham Maslow entre autres, ont tendu un piège magistral aux personnes qui se sont confiées à eux. En postulant la bonté fondamentale de l’homme, en confondant les tendances de la sensibilité et de l’intelligence, voire en humiliant l’intelligence et en glorifiant les tendances de notre sensibilité, ils ont formé et présenté de l’homme une image méconnaissable où la hiérarchie des facultés de l’âme n’apparaissait plus. Leurs écrits montrent qu’ils tiennent indifférenciées l’essence (c'est-à-dire la nature l’homme qu’ils semblent méconnaître) et l’existence. Ils confondent le principe et son application, l’âme et les attributs de l’âme, etc. Pour eux, la seule réalité, c’est l’existence, le vécu existentiel. Ils méprisent le concept de nature humaine, ce par quoi nous sommes vraiment homme, c'est-à-dire notre constitution corps et âme, notre devenir et notre finalité.

 Hier comme aujourd’hui

 Les continuateurs de l’humanisme américain sont encore à l’œuvre. Une auditrice de nos conférences a aimablement attiré notre attention sur PRH, organisme d’envergure internationale. De fait, nous trouvons dans cet organisme les mêmes présupposés, les mêmes fondements que ceux que nous avons étudiés chez Rogers, Porter ou Maslow. Cette étude, sans doute trop brève de PRH (Personnalité et Relations humaines), nous permettra de faire une synthèse des ces trois auteurs.
En conclusion de cet article, nous renverrons à un témoignage publié à part. Il émane d’une personne qui a suivi un stage PRH. Témoignage qui en dit plus que n’importe quelle synthèse d’idées.

 PRH a été fondé en 1970 par André Rochais (1921 – 1990) avec pour vocation d’appliquer la psychopédagogie pour adultes qu’il avait élaborée en s’inspirant tout d’abord de Carl Rogers. Cela va de soi : on retrouve à la base de ses méthodes les mêmes affirmations rogersiennes :

  • - La bonté fondamentale de l’être humain. ‘‘Le fond de l'être est positif’’.
  • - Il faut laisser émerger ses intuitions : on peut leur faire confiance (ce second point est la base de tout le mouvement humaniste ).
  • - Il faut être attentif à son vécu, à ce que nous portons en nous (c’est une condition nécessaire à la connaissance de soi).
  • - Et enfin, la non directivité comme moyen efficace d’analyse des autres, visant à une pédagogie du changement (conception centrale dans l’approche rogersienne.)

 Nouveau !

 Malgré ce parallélisme évident, tout le monde à PRH présente plus de trente ans après Rogers, la méthode comme originale et nouvelle. Après tout, pourquoi pas ? Disons qu’il s’agit de nouvelles redites.
Il y a toutefois une originalité à PRH par rapport au mouvement américain : André Rochais était prêtre, ordonné à Poitiers en 1958 . Rogers, lui, ne l’était pas. Autre originalité : André préfère l’action aux études même s’il s’agit de théologie. Le site qui lui est consacré (http://www.prh-international.org/) note curieusement  : « 1953-1958. Il fait ses études de philosophie et de théologie à Paris. Même s'il a du goût pour ces études, il vit ces années comme une sorte de "désert", à cause du manque d'action et de responsabilité. 1958. André Rochais est ordonné prêtre à Poitiers. » Vivre ses années de préparation à la prêtrise comme un désert malgré l’intérêt des études, voilà l’originalité.

 Les 'cinq instances' de la personne.

 Venons-en à la méthode.

Comme preuve de la spécificité de son approche pédagogique, Michel Lamarche, formateur PRH nous dit (même site) : La méthode sollicite les cinq instances de la personne (i.e. la méthode ne se  limite donc pas à l’intellect et aux émotions). « On sollicite l’être où la personne peut puiser à ses ressources profondes (son goût de la vérité, son désir de progresser …) »
Mais qu’est-ce que l’être ?. Pour PRH l’être est une tendance vers la vérité, vers le progrès. Ce qui est premier, ce sont les ressources dont l’être est doté. On pourra se référer à notre article sur Elias Porter, ( http://www.icres.org/article-11244887.html , pour qui l’homme possède au fond de lui-même, avant l’intervention de l’intelligence, un système personnel de valeurs qui guident toute sa vie et qui lui procurent sa force. Cette croyance rejoint la conception kantienne de la morale selon laquelle l’homme obéit à un impératif catégorique, avant même l’intervention de la raison. Telle était la conviction de Rochais .
L’intelligence est dans la seconde instance : le ‘‘moi-je’’, qui analyse. On y trouve également la liberté qui délibère (sic) en référence avec la troisième instance : la ‘‘conscience profonde’’. Nous avons donc affaire à une liberté qui délibère. C’est plus qu’original. Dans son livre : L’ordre social chrétien, Jean Daujat explique pourtant que ‘‘la liberté résulte du jugement de l’intelligence qui, connaissant la nature universelle du bien, peut apprécier ce qu’il y a de bien en chaque bien particulier. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : la liberté est pouvoir de choix, or pour choisir il faut comparer, pour comparer, il faut juger. La liberté est donc la conséquence du jugement qui est un acte de l’intelligence.’’ La liberté ne peut donc pas délibérer. Elle résulte de la délibération. PRH prend ici l’effet pour la cause . Quant à l’invention d’une ‘‘conscience profonde’’, qui livrerait les raisons déterminant une décision, elle correspond à la tendance générale de la modernité qui minimise, voire élimine le rôle de la raison.

Cette instance au dessus de la raison fonde le subjectivisme qui serait plus vrai que ce que la raison sait et peut atteindre. On peut lire sur le site PRH : ‘‘Le discernement ne se fait plus à partir des sollicitations, à partir des modes, à partir des principes mais bien à partir d’une référence interne qui, à PRH, est l’écoute de la conscience profonde’’. C’est, explicitement, l’abandon de toute objectivité.
C’est la tendance exposée par Porter qui voit dans le système de valeurs innées qu’on garderait en nous-mêmes l’explication de tous nos comportements. C’est La tendance que Rogers appelait la force de vie qu’on devait absolument respecter, car cette force déterminait notre santé mentale. C’est aussi le point mystérieux qui permettait, pour Maslow, les expériences paroxystiques, expériences mystiques par lesquelles l’individu était confronté à des vérités supérieures, d’essence  divine, bien que naturelle.

Le subjectivisme correspond à l’expérience intime, correspond au nominalisme de nos auteurs qui ne croient pas à la réalité d’une nature humaine universelle, mais uniquement à des personnes individuelles et toutes différentes. La réalité, pour eux ne peut qu’être particulière et singulière. A leurs yeux, l’idée d’une nature humaine est chimérique. Le particulier, sensible et concret, leur paraît être la seule réalité. PRH, comme nos auteurs américains, se place donc du côté matériel expérimentable. Il est donc inévitable que le côté sensible soit valorisé. C’est pourquoi les deux dernières instances que l’on consulte à PRH sont la sensibilité et le corps. Tout comme Rogers encourageait les stagiaires à prendre conscience de leur sensibilité, lors de ‘‘sensitivity training’’. Le site PRH explique par ailleurs : ‘‘le travail corporel a une grande place dans ce module de formation. Par le biais du travail au sol et du contact avec la nature, des sensations corporelles seront éveillées et deviendront l’objet de l’analyse. Les exercices proposés, ainsi que la lecture et le déchiffrage des sensations vous permettent de conscientiser des vécus corporels révélateurs de votre personnalité’’. Il n’y a pas là grande originalité. Le lecteur pourra se reporter à notre article le personnalisme de Carl Rogers http://www.icres.org/article-11245146.html.

Notons que l’humanisme, toutes tendances confondues, a toujours fait grand cas du corps et des diverses manifestations de la sexualité. Le point culminant étant atteint par Fritz Perls, grande figure de 1968 et de la Gestalt Theorie. Il faut reconnaître à Maslow le mérite de s’être tenu en retrait de ces débordements qu’il a lui-même qualifiés (uniquement dans son journal intime, hélas !) d’orgiaques.

 Le mode d’emploi

 La mise en œuvre est simple. Les participants d’un groupe sont invités à exprimer à tour de rôle leur vécu. On ne discute pas le vécu, on l’écoute. Le tout est censé se dérouler ‘‘dans un climat d’écoute et d’accueil’’.
Les commentaires des animateurs sont là pour ‘‘aider’’ les participants à ‘‘avancer’’. On structure ce que dit le participant en ayant recours aux modèles de différents auteurs humanistes plus ou moins bien connus et assimilés.

 Un pouvoir déstructurant derrière un écran moralisateur

 Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est inévitable que les stages PRH reproduisent les résultats des groupes de Rogers, tels que décrits par le Dr Coulson. D’où vient que ces stages en « groupes de rencontre  » et en « sensitivity training » (éducation de la perception sensible) qui ont fait perdre la foi à des centaines de prêtres, de religieuses et de religieux, provoquent un tel effet ? Déséquilibres, vertiges, qui entraînent soit une conversion à une foi nouvelle, à une foi sans dogme, soit un malaise, une perturbation indéfinissable ? 

 Il est à noter que PRH, tout comme Rogers, professe un grand respect pour les personnes, qu’il s’agisse de stagiaires en groupe ou d’individus en accompagnement. C’est même sur ce respect, sur l’écoute, sur la non directivité, que se fonde toute leur méthode visant à l’auto découverte, à la prise de conscience de soi-même.

S’il y a non directivité, d’où vient le pouvoir de ces stages que certains jugent tellement « enrichissants» mais qui par ailleurs, sont tellement destructeurs ?

 Une prétendue vérité sur soi-même

 Leur pouvoir vient de la situation qu’ils proposent. La règle du jeu est de se regarder soi-même, de s’intérioriser, de s’examiner scrupuleusement et d’exprimer ce qu’on trouve en soi. Comme on écoute l’autre avec respect, il s’en suit que tout ce qu’on dit est réputé valable, estimable, riche, vrai. Et les plus misérables faiblesses sont réputées révéler un trait personnel, une authenticité, un besoin d’accomplissement, d’autant plus vrai qu’il est particulier. La croyance du groupe ou de l’animateur est que chacun révèle la vérité sur soi.

 Or, il n’en est rien et il ne peut en être ainsi. Pourquoi ? Parce que la vérité humaine est dans le principe, dans la loi interne à notre être, dans la nature humaine et non dans ses manifestations particulières. Nous manifestons tous cette nature d’une manière particulière, il est vrai, mais c’est toujours la nature humaine qui est manifestée. Lorsqu’on se fixe sur le particulier, sur l’évènementiel, on ne tient plus compte de l’essentiel. On est du côté de ce qui est engendré, causé, construit ; on n’est pas du côté du principe, de la loi interne. Par exemple, si je demande à quelqu’un de raconter un échec, je lui demande de me livrer un épisode de sa vie, de son histoire. Puis je lui demande de me raconter un succès. Nouvel épisode de sa vie. Mais l’homme n’est pas une histoire, il est une nature, ce qui n’est pas la même chose. Les comportements de l’homme dans l’histoire sont toujours causés, construits, portés à l’existence. Sans effort d’intellection, on n’en retire qu’une collection de faits. Pour comprendre l’homme, il faut découvrir la règle intrinsèque, la loi, le principe qui explique les comportements : l’essence qu’on peut aussi appeler nature. Dire de l’homme qu’il est un animal raisonnable est essentiel. Dormir, manger, travailler, manger à nouveau sont des actes posés par l’homme, mais qui ne rendent pas compte de l’essence humaine et n’ont aucun pouvoir causal. Faire croire à des stagiaires que les épisodes particuliers de leur vie, les faits singuliers, personnels, intimes, traduisent leur être même, la vérité sur eux-mêmes, est une méprise totale ou une tromperie. La vérité sur nous-mêmes est dans notre essence, dans ce par quoi on est ce qu’on est. Elle ne réside pas dans les faits particuliers accidentels.

Insistons sur ce point. Il se peut que tel acte de ma vie, accompli par moi en connaissance de cause, consciemment et volontairement soit un acte mauvais (par exemple un vol, un faux témoignage) que je regrette par la suite. Le fait même que je le regrette prouve que je ne m’y reconnais pas. Cela n’atténue pas ma responsabilité, au contraire même, cela prouve que je suis responsable de moi-même et que dans la mesure où cela est encore possible, je dois essayer de réparer le mal causé (pourvu que cela n’entraîne pas un plus grand mal). Quand certains actes s’écartent du modèle divin, même dans le cas où il n’y aurait pas faute morale, il n’en reste pas moins que ces actes contredisent la finalité de l’homme. C’est la raison pour laquelle un acte peut déformer la véritable image du sujet humain. Il en va de même pour un succès ou pour une bonne action. Du fait même que notre vie se déroule dans le temps et que les conditions changent, que notre intelligence se trompe parfois et que notre volonté n’est pas toujours fermement établie, nous ne pouvons être absolument sûrs de refaire ce que nous avons déjà fait. L’évènementiel ne livre jamais tout l’homme.

 Les effets de l’erreur

 D’où le malaise de certains, qui ne se reconnaissent pas dans l’image particulière qu’ils ont proposée d’eux-mêmes en se livrant à une confession publique telle qu’on l’encourage en stage. Malaise, à cause du manque de cohérence, du manque de stabilité des comportements. L’examen des faits particuliers finit par porter atteinte à l’identité même de la personne, produit une image qui n’est qu’un mensonge sur soi.
Malaise, également, parce que les choses de notre vie ne sont pas toutes à publier ubi et orbi . La part d’intimité, d’intériorité, voire la part d’ombre que nous portons en nous-mêmes est nécessaire. Elle atteste le statut actuel de notre conscience, notre condition d’incarnation, notre hésitation sur nous-mêmes qui provient du fait que nous restons un mystère à nos yeux. Pourquoi cela ?

 En fait, la vérité sur l’homme, c’est que toutes nos connaissances ne peuvent venir qu’à partir du sensible. Les idées que nous formons et qui nous permettent de connaître le réel, sont abstraites du sensible par l’intelligence. Ce qui n’est pas du domaine sensible n’est pas directement connaissable par l’homme. De ce fait, notre esprit ne peut pas faire l’expérience de lui-même, parce que l’esprit est insensible. De même, on ne peut pas faire l’expérience de Dieu, parce que Dieu est pur Esprit. Ce n’est qu’à notre mort, lorsque notre âme n’animera plus notre corps que notre esprit, à la fois intelligent et intelligible, dégagé des conditions sensibles actuelles de la connaissance, pourra se connaître et se connaîtra parfaitement lui-même en un seul instant.

L’humanisme américain voudrait faire croire, avec Rogers, à l’authenticité ; avec Elias Porter à ce Relationship awareness , avec Abe Maslow à « l’accomplissement de soi » dans l’expérience mystique (peak experience). On fait croire à une connaissance de soi achevée. Or, il n’en est rien. L’incarnation n’a pas permis que leurs prétentions se réalisent. Il en est de même dans le stages de PRH aujourd’hui.

 Le pouvoir séducteur

 Toutefois la distance qui sépare nos actes quotidiens de notre véritable nature (animal raisonnable, être social que la vie de la cité perfectionne) font croire à certains que la nature humaine n’existe pas, qu’il ne s’agit que d’une vue de l’esprit, un concept ne renvoyant à aucune réalité, un « nom » qui ne désigne rien de plus qu’une habitude mentale sans portée. Devenus nominalistes, certains sont séduits par les nouvelles perspectives qui s’ouvrent à eux : Le monde entier est à refaire, tout est à repenser, y compris la religion.

C’est pourquoi Rogers, devant la catastrophe causée par son intervention chez les sœurs du Cœur Immaculé de Marie en 1966, loin de s’effrayer, constatait ce qu’il croyait être la puissance de sa méthode alors que ce n’était que la puissance de l’erreur sur des cœurs trop confiants et trop peu formés à la réflexion. L’erreur du mouvement humaniste américain, reprise par PRH ne cesse de séduire, parce que celui qui y adhère va pouvoir agir sur les autres, les manipuler, les déstructurer dans un but de prétendue croissance, de libération, d’émancipation. Pour peu qu’ils mélangent quelques versets de la Bible à leurs méthodes de bricolage, les voilà continuateurs de l’œuvre salvatrice et rédemptrice du Christ !  Parmi les continuateurs de cette œuvre de destruction de la foi et de la sacralisation de la psychologie (chez Maslow, mais aussi, dans une moindre mesure, chez Porter), PRH, organisme d’envergure internationale a pris le relais.

 Nous nous arrêtons là. Mais cet article n’est pas complet. Il faut lire le témoignage annoncé plus haut. Nous y invitons le lecteur. (cliquer ici)

Michel Tougne

La débilité de la position vient de ce qu’on ne sait pas, chez ces auteurs, si l’être est déterminé ou déterminant. Il semble être les deux. Ce qui est impossible. Où est l’effet, où est la cause ? Ce que la philosophie thomiste résout si facilement par la distinction entre la matière et la forme, entre le corps, la matière, recevant sa forme humaine par l’âme, reste pour PRH dans le brouillard des approximations, des apories ou des impossibilités logiques.

Jean Daujat, L’ordre social chrétien, Beauchesne, Paris1970, p.32

Une liberté qui délibère est tellement inattendue qu’on se demande s’ils n’ont pas, par distraction, mal formulé. Le reste des écrits montre qu’ils assimilent la liberté à une faculté de l’homme, à l’instar de la conscience ou de l’intelligence.

Pensons à la Renaissance et spécialement à Rabelais.

Nous ne pouvons pas dans cet article commenter dans le détail la liste des auteurs choisis en référence par PRH. Nous nous contenterons de noter l’incohérence de faire référence à la fois à Edith Stein, sainte carmélite maintenant canonisée et à Fritz Perls, grand amateur de jupons, qui, à la fin de sa vie, ouvrait  un kibboutz à Esalen, haut lieu du New age. Il avait affiché à l’entrée ‘‘interdit aux chiens et aux enfants’’. Comment concilier la ‘‘volonté de signifiance’’ de Victor Frankel avec Eric Berne, créateur de modèles censés représenter des mécaniques psychiques ? Berne s’intéressait au comment. La volonté de signifiance s’intéresse au pourquoi. Qu’on n’aille pas dire que les deux se complètent, car chez Berne, le comment exclut, par positivisme excessif, le pourquoi. A noter également l’erreur sur les dates. Le site affirme ‘‘Éric Berne a initié l’analyse transactionnelle dès les années 1970’’. Il n’en est rien. Éric Berne est mort en 1970. Il avait mis au point sa démarche dès le début des années soixante. Approximations, erreurs, pot pourri…

On dira que PRH n’a fait perdre la foi a personne. Pour la bonne raison que ce qu’il préconise, c’est l’écoute de soi, c’est le sentiment et l’immanence d’un sentiment vécu, à connotation religieuse. Or l’immanence de la foi, ce n’est pas la foi. Mais elle chasse la foi. (Cf. les Papes depuis saint Pie X jusqu’à Pie XII inclus.)

Pie XII13 avril 1953 : ‘‘Il y a des secrets qu’il faut absolument taire, même au médecin, même en dépit d’inconvénients personnels graves. Le secret de la confession ne souffre pas d’être dévoilé ; il est exclu également que le secret professionnel soit communiqué à un autre, y compris au médecin. Il en va de même pour d’autres secrets.’’

Sur la dimension internationale de PRH, force est de se poser quelques questions. Malade depuis 1974, André Rochais voit son organisme grandir et prendre la taille internationale. Il fonde PRH international en mars 88, alors qu’il est de plus en plus malade. Etonnant. Notre question est la suivante : qui soutient PRH, qui finance et QUI DIRIGE ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article