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Un regard sur la technocratie qui se manifeste dans le management avant de se répandre sur la société toute entière. L'origine des théories, les manipulations mentales, l'amoralisme et la société de consommation, la déchristianisation. Un remède : la doctrine sociale de l'Église

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Stages PRH : Témoignage

 

 Voici le témoignage de Pauline Bennett. Il complète heureusement l’article de Michel Tougne sur PRH. Ce qui est remarquable dans cette expérience, c’est le rétablissement opéré par Pauline. Le cas est rare. Preuve que, malgré tout, et la Grâce aidant, une jeune fille de 19 ans a parfois plus de tête que certains manipulateurs professionnels.

Hugo Clementi

 

Témoignage

J’avais dix neuf ans quand j’ai entendu parler pour la première fois de PRH. Je fréquentais alors trois religieuses qui formaient une petite communauté dans une ville de province.

Pour pouvoir accéder à la communauté de laïcs qu’elles souhaitaient développer, une des sœurs m’avait fortement conseillée de faire un stage PRH. En fait, on me disait que je ne pouvais prendre la parole pendant les « partages d’évangiles » que si je connaissais la méthode et si j’étais passée au minimum par le premier stage.

Cette minuscule communauté de trois religieuses, qui étaient sorties de leur couvent et avaient abandonné l’habit, m’avait préparée au baptême que j’avais reçu quelques mois plus tôt. Elles louaient la méthode PRH avec un bel enthousiasme.

C’est pourquoi, entre Noël et le premier de l’an, je partis pour la ville de Rennes où le premier stage intitulé « Qui suis-je ? » se donnait dans une grande maison entourée d’un parc.

Nous étions à peu près six participants. Il y avait deux ou trois professeurs, une dame qui faisait partie du mouvement charismatique, et une étudiante qui sortait d’une grande école.

La technique était simple. Elle consistait à faire son analyse sur un cahier, guidée par les instructions et les exposés de l’animatrice agréée PRH.

Avant de commencer, je m’inquiétai de savoir si mon jeune âge m’autorisait ce genre d’exercice-je n’avais pas non plus beaucoup de choses à raconter sur ma vie- mais on me répondit que oui, que je pouvais très bien participer.

Il fallait décrire essentiellement ses relations avec les autres, avec sa famille, son conjoint si on vivait en couple, ses relations au travail,… etc. Bref toute sa vie.

On nous fit, dès le premier jour, un exposé au tableau sur la personnalité.

Le schéma montrait un noyau qui représentait nos certitudes, et nos convictions (là, l’animatrice nous expliqua la différence entre ‘certitude’ et ‘conviction’) ce noyau était entouré d’un liquide qui représentait notre sensibilité. Cette sensibilité pouvait comporter des poches douloureuses dues à des blessures antérieures, qu’il fallait crever ; en pleurant par exemple. Le tout était entouré d’une membrane qui représentait nos relations avec les autres.

Notre personnalité était donc semblable au schéma d’une cellule.

Je me demandais d’où venait une telle conception et j’interrogeais l’animatrice, mais je n’eus pas de réponse.

Ce qui me rendit encore plus réticente fut le fait qu’on nous demanda, dans les derniers jours, de parler de notre rêve ou de notre idéal le plus cher. La question me parut tellement intime que je refusais d’y répondre. Les professeurs présents commençaient eux aussi à être réticents et critiques à l’égard du stage et quand il se conclut, j’eus le sentiment que j’avais perdu tous mes repères.

En réalité, j’avais l’impression d’être dépossédée de moi-même. Le réveillon du 31 janvier fut la plus mauvaise soirée de ma vie. C’était comme si je n’avais  plus su qui j’étais.

Lorsque je fis part de mes mauvaises impressions à la sœur, elle me demanda d’écrire une lettre pour PRH et de la lui donner, ce que je fis. Je déplorais, entre autre, le fait que PRH ne se référait à aucune école philosophique ou d’analyse et qu’on ne savait pas ce qu’il y avait derrière. Je m’interrogeais sur leur caractère sectaire. La sœur a dû mettre la lettre au panier. Le fait est  qu’elle ne m’a pas reparlé de cette lettre quand je lui ai demandé ce que tout cela était devenu.

Je me suis beaucoup éloignée de l’Eglise à la suite de cette « expérience ». Mais aujourd’hui, ce stage PRH n'est plus pour moi qu'un mauvais souvenir. Depuis, j’ai retrouvé, grâce à Dieu, mais aussi à un enseignement rigoureux du catéchisme, le chemin de la foi.

L’héritage inestimable que nous a légué, depuis des siècles, la Tradition catholique, est bien supérieur à "Personnalité et Relations Humaines". Prétendre "trouver Dieu" à travers des stages tels que celui que j'ai suivi à l'époque est une perte de temps, voire une absurdité qui peut s’avérer dangereuse.

Pauline Bennett

 

 

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