Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un regard sur la technocratie qui se manifeste dans le management avant de se répandre sur la société toute entière. L'origine des théories, les manipulations mentales, l'amoralisme et la société de consommation, la déchristianisation. Un remède : la doctrine sociale de l'Église

Publicité

L'universalisme franc-maçon

La Doctrine Sociale de l'Eglise résulte du heurt (cf. Denzinger P. Hünermann, p. 1088) entre l'Evangile et les problèmes posés par la société. La doctrine s'est d'abord développée au cours de luttes opposant la papauté aux divers Rois et Empereurs. Elle a permis de traverser les siècles malgré les sectes de toutes sortes telles que les anabaptistes, les cathares ou les vaudois, etc. Contre elles, l'Eglise a toujours défendu l'autorité civile véritable, la famille, la propriété privée et la Religion. La doctrine se précise encore au 19e siècle, lors des interventions du Siège Apostolique pour définir les obligations morales devant réguler le monde du travail, (Rerum Novarum) pour arriver ensuite à la confrontation de l'Eglise avec la société laïque, matérialiste et athée.

 

 

 

La doctrine sociale de l'Eglise est fondée sur la loi naturelle. Elle est pérenne, ne varie pas au gré des ans. Elle n'est pas comme le droit du travail ou le droit fiscal qui nécessitent de constantes mises à jour (tous les mois, voire tous les quinze jours .) Ce qui varie, c'est l'incompréhension des hommes, selon les circonstances, et leurs inventions allant contre la loi de Dieu, tout en feignant de la suivre

 

Nous en aurons l'illustration en examinant l'humanitarisme, apparu très tôt (17e siècle) et dont l'essence est sectaire. J'en suis maintenant à penser qu'il vaut mieux expliquer cette doctrine en partant de ce à quoi elle s'oppose, i. e. : à la déchristianisation, que de commencer par son aspect positif.

 

Faire de tous les Etats des départements d'une seule république, assujettir tous les peuples au gouvernement mondial est la partie politique du plan maçonnique. Le plan entier a déjà été exposé au début du XXe siècle. Par exemple dans un journal américain, Le libertaire, de New York dans son premier numéro. Il s'agit donc d'une déclaration d'intention, d'un programme. J'en recopie quelques extraits fournit par Mgr Delassus dans son maître livre "Le Problème de l'Heure Présente, Antagonisme de deux civilisations, 1905".

 

Afin de ne pas alourdir notre exposé, je produis ce texte particulièrement sulfureux sans commentaires point par point, comme il le faudrait. Je me contenterai, en conclusion d'une brève remarque générale.

 

"Le libertaire n'a de patrie que la patrie universelle. Il est l'ennemi des bornes. Il est ennemi des bornes frontières des nations ; il est ennemi des bornes frontières des champs ; il est ennemi des bornes frontières de la famille. Pour lui, l'humanité est un seul et même corps dont les membres et égal droit à leur entier et libre développement, qu'ils soient les fils d'un continent ou d'un autre, qu'ils appartiennent à l'un ou l'autre sexe, à telle ou telle race.

 

Ni-Dieu-ni-Maitre.jpgDe religion, le libertaire n'en a aucune ; il est protestant contre toutes ; il professe la négation de Dieu et de l'âme : il est athée et matérialiste, attendu qu'il affirme l'unité universelle et le progrès infini et que l'unité ne peut exister ni individuellement ni universellement, avec la matière esclave de l'esprit et l'esprit oppresseur de la matière ; comme le progrès ne peut être infiniment perfectible, s'il est limité par cette borne ou barrière où les humanicides ont tracé avec de la boue et du sang le nom de Dieu.

 

Citant l'Acacia, revue d'étude maçonnique (1902), Le Libertaire finit par lâcher le morceau :

"La franc-maçonnerie, c'est une association, une institution, a dit l'Acacia,…ce n'est pas cela, c'est plus que cela. Soulevons tous les voiles au risque de provoquer des protestations. La franc-maçonnerie, c'est une Eglise, la contre-église, le contre-catholicisme, l'autre église, l'église de l'hérésie, de la libre pensée."

 

Le texte peut induire en erreur, car nous sommes sensibles à l'universel. Mais l'homme ne doit pas oublier qu'il est créature et qu'à ce titre, il possède une nature finie, relative au temps et à l'espace, limitée et déterminée.

En effet, la liberté humaine passe par des conditions qui la déterminent. Nos jambes et nos bras, en un sens, nous limitent. Cependant ces mêmes bras et jambes sont les conditions d'exercice de notre liberté. Autre exemple : par naissance, nous parlons une langue maternelle. Sans doute celle-ci est-elle limitée. Nous pourrons toujours découvrir que d'autres langues sont capables d'exprimer ce que notre langue reste impuissante à rendre convenablement (ex: plusieurs dizaines de mots pour dire "la neige" en Esquimau). Mais ces limitations, réelles, n'empêchent pas notre langue d'être la condition d'expression de notre pensée. Nos coutumes nationales, familiales, les biens que nous possédons sont sans doute très relatifs et n'ont d'autre fondement que l'expérience particulière et fragmentaire relative à un peuple. Mais ils restent les meilleures garanties de notre culture, de notre vie, de notre liberté.

Les bornes frontières des nations s'opposent au mondialisme, dans lequel des décideurs de plus en plus anonymes décident du sort des populations. Nous le voyons aujourd'hui : c'est sous les bombes que se règle l'ordre mondial.

Les bornes frontières des champs s'opposent à l'abolition de la propriété privée. Les bornes frontières de la famille empêchent l'abolition de toute morale privée, assurent la transmission des valeurs essentielles de vie en commun.

 

Vouloir enlever ces bornes là, c'est vouloir la mort de la vie familiale, nationale, culturelle, naturelle à l'échelle humaine. C'est prêcher pour l'abolition de toute société vivable. Sous couvert d'universalité, ce que prône le Libertaire, c'est la dépossession complète, le déracinement total. Ce texte fait penser à ce poisson qui se désolait de ne pas voler comme un oiseau.

 

Le but est fixé : c'est la contre-église. La stratégie est arrêtée : enlever toutes les bornes. Mais comment les hommes se laisseront-ils déposséder de tous ces bienfaits que leur accorde la Providence divine ? La tactique menant à l'érection du temple mondialiste, sera de prôner l'humanitarisme en lieu et place de la religion. Renan, dans l'Avenir de la science, a ce mot pour résumer la doctrine de la secte : "Ma conviction intime est que la religion de l'avenir sera le pur humanisme, c'est-à-dire le culte de tout ce qui est de l'homme". Nous développerons prochainement, si Dieu veut.

 

Michel Tougne et Hugo Clementi

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article