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Un regard sur la technocratie qui se manifeste dans le management avant de se répandre sur la société toute entière. L'origine des théories, les manipulations mentales, l'amoralisme et la société de consommation, la déchristianisation. Un remède : la doctrine sociale de l'Église

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L'homme, animal nuisible ?

Dans le second article annoncé, Fulcran de Berges montre que les promoteurs des droits des animaux ne tardent pas à s’en prendre à l’Eglise catholique. Pouvait-il en être autrement ? Attaquer l’ordre naturel, c’est prétendre refaire la Création. Il faut donc expliquer pourquoi on veut changer. Sincèrement ou par feinte, on impute à l’Eglise la responsabilité d’avoir répandu des conceptions particulières à une époque, arbitraires et provisoires, qui n’avaient rien d’universel ni de définitif.


L’homme ? Un animal nuisible !

 
Comment nos auteurs vont-ils s'y prendre pour crédibiliser leurs théories ? Car, dans leur immense majorité, les hommes pensent qu'ils doivent leur supériorité sur la poule ou sur le dindon à la raison. Quels arguments viendront conforter les affirmations irrationnelles des zoophiles prônant l'égalité (devant qui ?) de l'ours, de la chouette et de l'homme ?

L’occident chrétien, exploiteur de la condition animale
 

Cette idéologie nie que l’homme soit créé à l’image de Dieu et que les animaux aient été créés pour le servir. (Point de finalisme ici bas. Les espèces existent, juxtaposées les unes à coté des autres, sans raison d'être.) Elle condamne donc l’élevage des animaux, la pêche… pour la nourriture humaine.

 

Citons, à ce sujet, le commentaire du Professeur Jean-Claude Nouet, un des fondateurs de la Ligue Française des Droits de l’Animal, au sujet de la Déclaration des droits de l’animal : « Elle vise à exclure le spécisme, dû à la hiérarchie que l’homme a créée à son propre usage, et selon ses critères anthropomorphiques, en comparant les espèces du monde vivant à sa propre espèce, attribuant à ses frères “inférieurs” des qualificatifs tels que nuisible ou utile, leur conférant des caractéristiques telles que la méchanceté, la férocité, la laideur, la sournoiserie, la paresse, l’intelligence ou la stupidité, et distinguant parmi eux des animaux supérieurs et des animaux inférieurs. »

 

Ces propos sont bien sûr à mettre en face de la Genèse. « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux et toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. », et encore « Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné. »

 

Bien évidemment, les auteurs zoophiles mettent en valeur les cultures bouddhistes, hindouistes pour leur respect de l’animal dû à la croyance en la métempsycose, les pythagoriciens végétariens pour les mêmes raisons…

Loup-de-Gubbio.jpg Georges Chapouthier défenseur de l’animal, déclare dans son ouvrage Au bon vouloir de l’homme  : « C’est finalement le christianisme du Moyen Age qui a engendré, sur le plan de la pensée, la principale régression morale à l’égard de l’animal » Cet auteur a-t-il entendu parler de Saint François ?
Peter Singer explique : « Il y a bien quelques lois dans l’Ancien Testament qui témoignent d’une certaine préoccupation pour le bien-être des animaux, mais il n’y a rien du tout dans ce sens dans le Nouveau Testament, ni dans les courants de pensée principaux qui représentèrent le christianisme pendant ses premiers dix-huit siècles. Paul rejeta dédaigneusement l’idée que Dieu eût pu se préoccuper du bien-être des boeufs" (L'auteur a-t-il lu Saint Mathieu VI, 26 ?  ''Regardez les oiseaux du ciel ! Ils ne sèment ni ne moisonnent ... Cependant, votre Père celeste les nourrit.'') Notre auteur continue doctement : "Augustin interpréta l’histoire biblique des porcs de Gadarène, selon laquelle Jésus expédia des démons dans un troupeau de cochons qui se jetèrent alors dans la mer et s’y noyèrent, comme signifiant que nous n’avons aucun devoir envers les animaux. Cette interprétation fut admise par Thomas d’Aquin, qui déclara que la seule objection possible à la cruauté envers les animaux était qu’elle pouvait favoriser la cruauté envers les humains - car selon lui, il n’y avait rien de mal en soi à faire souffrir les animaux. Ceci devint le point de vue officiel de l’Eglise Catholique Romaine, tant et si bien (ou si mal) que, encore au milieu du dix-neuvième siècle, le Pape Pie IX refusa d’autoriser la création d’une société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, parce qu’une telle autorisation eût impliqué que les êtres humains ont des devoirs envers les créatures inférieures. »

Il est semble que, pour ces prosélytes de la réhabilitation des animaux dans leurs droits, les meilleurs arguments consistent à montrer (de manière fantaisite) que l'Eglise dit le contraire de ce qu'ils professent. Croient-ils sincèrement que tout le monde s'accorde à penser que l'Eglise n'a jamais dit que des bêtises ?

 En guise de synthèse de cette première approche de la pensée zoophile, on peut résumer les revendications des mouvements des droits de l’animal autour des thèmes suivants :
  •  Prise en compte du bien être et de la dignité de l’animal,
  •  Définition d’un statut juridique pour l’animal dans les codes civils et les constitutions.

 
Rationalisme zoophile et vision humanophobe

 Cependant,la portée de la pensée "utilitariste" et antispéciste ne s’arrête pas là. En étudiant les publications antispécistes, on trouve des prolongements plus inquiétants dans des articles justifiant l’euthanasie, l’avortement, les pratiques sexuelles zoophiles, l’eugénisme, expérimentation médicale sur les humains… et finalement l’ultime conséquence de cette idéologie est que c’est l’homme qui devient le problème.
 Il est instructif d’étudier les prises de positions des acteurs influents des mouvements du droit de l’animal. Voici quelques citations effrayantes.
  • En 1989 on demandait à Tom Reagan : "Si tu voyais sombrer un bateau et que tu devais faire le choix entre sauver un enfant ou un chien; qui sauverais-tu?" Réponse de Reagan: "S'il s'agissait d'un enfant mentalement arriéré, je sauverais sans aucun doute le chien."
  • Autre citation de Tom Reagan : « Nous n’avons pas le privilège de ne pas être touché par des maladies naturelles ».
  • Michael Fox, HSUS :  « La vie d’une fourmi est aussi importante que celle de mon enfant »
  • Deux citations d’Ingrid Newkirk – présidente de PETA : « Même si les animaux de laboratoire permettaient de trouver une solution pour contrer le SIDA, nous serions contre leur utilisation. Pourquoi ? Parce que la race humaine s’est étendue comme un cancer, nous sommes le plus grand problème de la terre ».
  • « Il n’y a aucune base nouvelle pour affirmer que l’homme a des droits spéciaux. Un rat, c’est un cochon, un chien, un garçon… tous sont mammifères. » (A quand, l'interrdiction de discrimination ?)
Le psychologue catholique Allers disait que l'une des sources de la névrose était de ne pas accepter le réel, de ne pas accepter la place que Dieu assigne à l'homme dans l'univers. Ingrid Newkirk n'en est-elle pas un exemple ?

On achève bien les chevaux

Peter Singer milite pour l'euthanasie des grands handicapés et de certains malades mentaux, et pour que soit ouvert, à la naissance de tout enfant handicapé la possibilité, pour ses parents, de le supprimer. Cette position peut être rapprochée des propos du sénateur français Henri Caillavet, au sujet de l’arrêt Perruche, qui déclarait  l'avortement légitime et le droit pour la mère de  « ne pas mettre au monde un enfant irrecevable. Or je voudrais comprendre pour quels motifs nous n'accepterions pas que ce qui est admis, considéré comme convenable pour la mère ne le serait pas pour le handicapé. Je refuse cette contradiction. Ce droit réel reconnu à la mère devient tout simplement un droit virtuel appartenant au handicapé. La mère délègue à son enfant « anormal »  son propre droit ». 

Il est inquiétant de noter la convergence de  thèmes d’actualité  tels que l’euthanasie, l’homoparentalité, le bien être animal, l’avortement… avec l’ambiance de culpabilisation de l’homme à l’origine de tous les maux : pollution de l’environnement, dérèglement climatique, insécurité sur les routes, excès des dépenses de santé, déséquilibre des régimes de retraites…
 
Jusqu’où ira l’influence politique grandissante de ''l’utilitarisme", de l’antispécisme, des mouvements des droits de l’animal  ? Ces idées, qui sont dans l'air, peuvent légitimement éveiller de sérieuses craintes pour l’avenir.
 
Terminons par cette remarque qui vaut avertissement : les seuls précédents connus jusqu’ici, en matière de législation interdisant la chasse aux chiens courants et mentionnant les droits de l’animal, sont les dispositions prises par le gouvernement nazi en Allemagne ! (lois du 24 novembre 1933 Tierschutzgesetz, (loi de protection de l’animal), et loi de 1936 sur la chasse aux chiens courants).

Fulcrand de Berges
 

 

 
 

 

 

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