Un regard sur la technocratie qui se manifeste dans le management avant de se répandre sur la société toute entière. L'origine des théories, les manipulations mentales, l'amoralisme et la société de consommation, la déchristianisation. Un remède : la doctrine sociale de l'Église
L’homme ? Un animal nuisible !
Cette idéologie nie que l’homme soit créé à l’image de Dieu et que les animaux aient été créés pour le servir. (Point de finalisme ici bas. Les espèces existent, juxtaposées les unes à coté des autres, sans raison d'être.) Elle condamne donc l’élevage des animaux, la pêche… pour la nourriture humaine.
Citons, à ce sujet, le commentaire du Professeur Jean-Claude Nouet, un des fondateurs de la Ligue Française des Droits de l’Animal, au sujet de la Déclaration des droits de l’animal : « Elle vise à exclure le spécisme, dû à la hiérarchie que l’homme a créée à son propre usage, et selon ses critères anthropomorphiques, en comparant les espèces du monde vivant à sa propre espèce, attribuant à ses frères “inférieurs” des qualificatifs tels que nuisible ou utile, leur conférant des caractéristiques telles que la méchanceté, la férocité, la laideur, la sournoiserie, la paresse, l’intelligence ou la stupidité, et distinguant parmi eux des animaux supérieurs et des animaux inférieurs. »
Ces propos sont bien sûr à mettre en face de la Genèse. « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux et toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. », et encore « Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné. »
Bien évidemment, les auteurs zoophiles mettent en valeur les cultures bouddhistes, hindouistes pour leur respect de l’animal dû à la croyance en la métempsycose, les pythagoriciens végétariens
pour les mêmes raisons…
Georges Chapouthier défenseur de l’animal, déclare dans son
ouvrage Au bon vouloir de l’homme : « C’est finalement le christianisme du Moyen Age qui a engendré, sur le plan de la pensée, la principale régression morale à l’égard de
l’animal » Cet auteur a-t-il entendu parler de Saint François ?
Peter Singer explique : « Il y a bien quelques lois dans l’Ancien Testament qui témoignent d’une certaine préoccupation pour le bien-être des animaux, mais il n’y a rien du tout
dans ce sens dans le Nouveau Testament, ni dans les courants de pensée principaux qui représentèrent le christianisme pendant ses premiers dix-huit siècles. Paul rejeta dédaigneusement l’idée que
Dieu eût pu se préoccuper du bien-être des boeufs" (L'auteur a-t-il lu Saint Mathieu VI, 26 ? ''Regardez les oiseaux du ciel ! Ils ne sèment ni ne moisonnent ... Cependant, votre Père
celeste les nourrit.'') Notre auteur continue doctement : "Augustin interpréta l’histoire biblique des porcs de Gadarène, selon laquelle Jésus expédia des démons dans un troupeau de cochons
qui se jetèrent alors dans la mer et s’y noyèrent, comme signifiant que nous n’avons aucun devoir envers les animaux. Cette interprétation fut admise par Thomas d’Aquin, qui déclara que la seule
objection possible à la cruauté envers les animaux était qu’elle pouvait favoriser la cruauté envers les humains - car selon lui, il n’y avait rien de mal en soi à faire souffrir les animaux.
Ceci devint le point de vue officiel de l’Eglise Catholique Romaine, tant et si bien (ou si mal) que, encore au milieu du dix-neuvième siècle, le Pape Pie IX refusa d’autoriser la création d’une
société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, parce qu’une telle autorisation eût impliqué que les êtres humains ont des devoirs envers les créatures inférieures. »
Il est semble que, pour ces prosélytes de la réhabilitation des animaux dans leurs droits, les meilleurs arguments consistent à montrer (de manière fantaisite) que l'Eglise dit le contraire de ce
qu'ils professent. Croient-ils sincèrement que tout le monde s'accorde à penser que l'Eglise n'a jamais dit que des bêtises ?
Rationalisme zoophile et vision humanophobe
On achève bien les chevaux
Peter Singer milite pour l'euthanasie des grands handicapés et de certains malades mentaux, et pour que soit ouvert, à la naissance de tout enfant handicapé la possibilité, pour ses parents, de
le supprimer. Cette position peut être rapprochée des propos du sénateur français Henri Caillavet, au sujet de l’arrêt Perruche, qui déclarait l'avortement légitime et le droit pour la mère
de « ne pas mettre au monde un enfant irrecevable. Or je voudrais comprendre pour quels motifs nous n'accepterions pas que ce qui est admis, considéré comme convenable pour la mère ne
le serait pas pour le handicapé. Je refuse cette contradiction. Ce droit réel reconnu à la mère devient tout simplement un droit virtuel appartenant au handicapé. La mère délègue à son enfant
« anormal » son propre droit ».